Le réemploi, un défi logistique ?

À chaque génération son enjeu. Et, pour nous, l’enjeu, c’est de repenser l’économie pour qu’elle tourne un peu plus rond.

Nous sommes de plus en plus à avoir compris que notre façon de consommer n’est plus viable, et qu’il est temps d’en changer. Mais quelle sera l’économie de demain ? Parler de réemploi, d’économie circulaire, de zéro déchet … c’est facile. Mais pour le mettre en place, et surtout le faire perdurer, c’est parfois un vrai casse-tête !

Du coup, au quotidien, passer d’une économie linéaire à une économie circulaire, ça implique quoi ?

Petit aperçu d'un maillon de la chaîne logistique du réemploi chez Loca Loca : la Washerie !
Petit aperçu d'un maillon de la chaîne logistique chez Loca Loca : la Washerie !

Vers une économie qui tourne plus rond !

D'une économie linéaire ...

Le monde qu’on connait s’est longtemps battit autour d’un modèle économique linéaire. Mais c’est quoi donc ?

Pour résumer très simplement : on extraie des ressources, on produit, on utilise, puis on jette. Mais on a rapidement dû faire face à un problème majeur : les ressources s’épuisent, et les déchets produits sont ingérables.

Est-ce qu’on aurait pas déjà assez de matière produite sur Terre pour déjà réutiliser ce qu’il y a d’existant ?

... Vers une économie circulaire : le réemploi

L’économie circulaire en deux mots, c’est le recyclage et le réemploi.

Si vous avez une poubelle jaune chez vous, vous connaissez probablement le concept de recyclage. Imaginez la même chose, mais à l’échelle d’entreprises. Les “déchets” des unes deviennent matières premières des autres ! Les entreprises apprennent à fonctionner ensemble pour gaspiller le moins de ressources possibles, on parle alors d’économie circulaire.

Et le réemploi ? C’est donner une deuxième vie à un produit qui allait être jeté. Parfois, on passe par la réparation ou le reconditionnement – pour les appareils électroniques par exemple. Chez nous, on passe par un cycle logistique bien orchestré … Et c’est ça qu’on retrouve dans le prix !

Le réemploi, un casse-tête logistique

Quand j’achète de l’occas’, concrètement, je paye quoi ?

Pas la production, car les vêtements existaient déjà – coucou la planète, on pense à toi ! Mais au delà de les racheter auprès de vous, on les fait passer par tout un train-train logistique. Et ça, ça prend du temps !

On vous l’avait déjà partagée, et on vous la détaille aujourd’hui : la logistique du réemploi chez Loca Loca.

La chaîne logistique du réemploi chez Loca Loca
La chaîne logistique Loca Loca

1. Rendez-vous en boutique, on va sélectionner les vêtements !

Temps : 10min pour 7 vêtements

C’est le jour J ! Vous avez pris rendez-vous, c’est le moment de venir en boutique pour vendre vos vêtements en échange de Gonettes.
On va checker tous les vêtements ensemble, vérifier qu’aucun petit trou, aucune petite tâche de confiture ne s’y cache…
Puis on va les classer en 3 catégories en fonction des marques, avant de tout peser, et définir le prix en fonction du poids !

Découvrir les conditions de reprise

2. On lave et on sèche tout ça !

Temps : 5min pour 7 vêtements

Après chaque reprise au kilo, on garde les vêtements dans des grands sacs jusqu’au prochain cycle de lavage. Eh oui, nous lavons tous les vêtements – c’est pour ça que la boutique sent toujours bon ! On les emmène à la Washerie – un lavomatique écologique à proximité de la boutique.
Et là, pas de secret … On enchaine les machines ! 
Pour les machines, on utilise des noix de lavage. Avec leur détergent naturel, elles lavent parfaitement les vêtements, sans produits toxiques. Une bonne alternative naturelle et écolo.

Enfin, on sèche les vêtements, et le tour est joué !

3. Comme après une grosse lessive, on trie, on plie, et on range !

Temps : 10min pour 7 vêtements

Pour nous y retrouver dans nos stocks, on doit bien sûr trier tous les vêtements. On commence par les trier par saison, par taille, puis par genre et par catégorie … Au fur et à mesure que l’on trie, on les plie pour pouvoir ensuite les ranger dans des caisses dans les stocks.
Il n’y a plus qu’à piocher dans les bacs pour réapprovisionner la boutique !

4. Retour en boutique : on va pricer, étiqueter, et (encore) ranger !

Temps : 20min pour 7 vêtements

On sort des stocks, et on bouge en boutique ! Il faut maintenant trouver un prix à nos vêtements. Pour ça, on utilise un logiciel qui permet de calculer un prix en fonction des critères qu’on lui donne, comme la marque, le type d’habit, etc… Mais on vous prépare un article spécialement sur le sujet !

Comme on est 0 plastique, on fait nos propres étiquettes à la main – notre petite dose de travaux manuels – en assemblant ficelle en lin et étiquette en carton recyclé ! On y indique le prix, puis on l’attache au vêtement.

Enfin, on range tous les vêtements pricés et étiquetés par taille dans des petits casiers – c’est dans ces casiers que vous nous voyez parfois fouiller en boutique !

5. On leur fait une beauté avant de les mettre en rayon !

Temps : 15min pour 7 vêtements

Tous les matins, on réassort la boutique en récupérant des vêtements dans les casiers. Mais avant de les mettre en boutique, on leur passe un petit coup de steamer pour les mettre sous leur meilleur jour.

Enfin, on les range sur les portants en boutique. Et comme on sait à quel point c’est désagréable de trouver de 2 ans quand on cherche du 6 mois… tout est mis par taille et par couleur !

Magasin seconde main
Les vêtements sont rangés sur les portants, par taille et par couleur !

Conclu

En tout, ça fait pas moins d’1h pour seulement 7 vêtements (= 1 kilo). Maintenant, il n’y a plus qu’à multiplier ça par 150 pour les plus de 1000 vêtements en boutique, et ça nous donne une idée du temps passé en logistique !

Vous l’avez compris, en seconde main, ce n’est pas le coton que vous payez… Mais tout le travail minutieux des personnes – géniales – qui veillent à ce que toutes ces étapes soient respectées !

Écrit par Lucie le 10 mai 2022

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Les marques et la seconde main, une fausse bonne idée ?

Depuis quelques années, on observe – enfin – une certaine prise de conscience collective de l’impact environnemental de l’industrie du textile. Même si les grandes marques de vêtements continuent à produire en masse, et même si la fast fashion reste une aberration pour la planète, la seconde main commence à pointer le bout de son nez, et à devenir de plus en plus populaire.

Certaines grandes marques ont même lancé leur propre gamme de seconde main. Pour en citer quelques une, on a : Jacadi, Okaidi, Monoprix (Bout’chou), … et même dernièrement Petit Bateau !

À première vue, on ne peut y voir que du positif ! Mais la loi du marché, on commence à la connaitre … C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, on a décidé de creuser un peu tout ça.

les marques et la seconde main, fausse bonne idée ?
Les marques et la seconde main

Sortez vos pelles, c’est l’heure de déterrer des vérités enfouies sous le marché de la seconde main !

Les marques et la seconde main, un engagement pas si désintéressé

Plus de seconde main pour sauver la planète

Le premier avantage, c’est celui que les marques mettent elles-même en avant : l’impact environnemental. L’industrie du textile est l’une des plus polluantes du marché. Les marques comme Okaïdi-Obaïbi, Petit bateau ou encore H&M sont les précurseurs du rachat de vêtements.

Le deuxième avantage, qui selon nous a encore plus d’impact : démocratiser la seconde main auprès du plus grand nombre. Les marques ayant déjà un nom ont le pouvoir de donner de la crédibilité à la seconde main. C’est aussi une façon d’introduire le concept d’économie circulaire dans le sens plus large.

Et enfin, le troisième avantage : les marques vérifient elles-mêmes l’état des vêtements récupérés pour en garantir la qualité. C’est une chose que l’on ne retrouve pas sur les plateformes entre consommateurs comme Vinted.

Mais vous l’aurez bien compris, pour ces marques, passer à la seconde main, c’est ne pas que pour les beaux yeux de la planète … En creusant un peu, on y trouve certaines limites.

Des arguments marketing, plus qu'un réel engagement

les marques et le shopping
Les marques et la seconde main. Une incitation à consommer plus ?

Consommer toujours plus de neuf

Malgré des bonnes intentions en apparence, les marques continuent d’encourager la (sur)consommation de neuf, même via leurs gammes de seconde main. La raison ? Dans la majorité des cas, les vêtements sont rachetés en échange de bons d’achat, qui ne fonctionnent que sur les collections de neuf de la même marque. Or, pour rappel, l’objectif de la seconde main est de limiter la production de neuf.

Plus de transport et de packaging

Pour beaucoup de marques, il n’y a pas d’endroit physique pour la seconde main. Du coup, les vêtements sont visibles uniquement en ligne, puis envoyés sur commande. Pour l’environnement, cela signifie plus de transport et plus de packaging. Pour le consommateur, cela signifie aussi l’impossibilité d’essayer, et plus de risque de se tromper.

Un argument “green” pour vendre plus

Le modèle économique des marques repose toujours et encore sur la production de neuf. Elles se servent de cet argument “green” pour attirer plus de consommateurs et vendre plus de neuf. En réalité, c’est plus économique qu’écologique. Pour que cela ait un vrai impact, il faudrait non seulement que les marques mettent largement en avant la seconde main, mais en plus qu’elles acceptent que les ventes de neuf baissent au profit de l’occasion. Cela prouverait leur volonté de réduire l’impact de la production de vêtements.

Mais existe-t-il aujourd’hui des solutions pour palier aux limites du fonctionnement actuel des grandes marques ?

La démarche de Loca Loca

Chez Loca Loca, nous agissons au mieux à notre échelle, pour un impact carbone qui se rapproche de zéro. Nous mettons le réemploi et le local au centre de notre démarche

Redorer l’image de la seconde main

Fini les bacs où il faut fouiller des heures ! Une boutique propre, des vêtements rangés par taille et par couleur, tout a été lavé – avec des noix de lavage – et défroissé avant d’être mis en rayon. On vérifie l’état des vêtements pour garantir qu’il n’y ait ni tâche, ni trou. Et pour un impact encore plus large, nous proposons des vêtements, mais aussi des jeux, jouets et livres d’occasion, de 0 à 6 ans !

Encourager la consommation locale

Dans notre boutique éco-conçue au 6 rue des Capucins à Lyon 1, les parents peuvent directement vérifier la taille et la qualité des vêtements. De plus, on rachète les vêtements auprès des parents Lyonnais, afin de les faire circuler localement. Le petit plus : on achète les vêtements en échange de Gonettes – monnaie locale citoyenne Lyonnaise. Utilisable dans plus de 380 commerces locaux et responsables, vous pourrez acheter tout ce dont vous aurez besoin, et pas que chez nous !

magasin occasion enfant bébé lyon
Loca Loca, magasin de seconde main pour enfants et bébés - Photo par Nicolas Iniesta

À plus long terme, penser production durable

Seul petit hic ? Ici, on règle un problème à court terme. Notre but est de réduire la masse de vêtements déjà produits, en les faisant circuler localement. Mais qu’en est-il du long terme ? Nous sommes bien conscients que les vêtements que nous faisons circuler ne sont ni éco-conçus, ni forcément durables. C’est en effet une piste de réflexion que nous considérons pour la suite.

En attendant, voici quelques marques que vous pourrez retrouver dans notre boutique :

Sergent Major, Okaidi / Obaibi, Verbaudet, Tape à l’oeil, Orchestra, Vertbaudet, Du Pareil Au Meme, Bout’Chou, Catimini, Petit Bateau, Jacadi, La Compagnie Des Petits, Cyrillus, H&M, Zara Kids, …

Chez Loca Loca, on en pense quoi de tout ça ?

Alors oui, c’est un bon début. C’est mieux que les marques qui ne s’y intéressent pas encore, voire pas du tout.

En somme, tout n’est pas noir, mais tout n’est pas blanc non plus. C’est un premier pas des marques, mais ça nécessiterait une motivation plus écologique, et moins économique (est-ce seulement possible ?).

C’est en fait une vraie stratégie des marques, avec des arguments marketing surfant sur la tendance green, pour attirer plus de clients, au risque de frôler le green washingEn tant que consommateur, il faut simplement avoir conscience des intentions des marques.

En somme, les marques qui lancent leur gamme de seconde main agissent sur la fin de chaine, une fois les vêtements achetés. Or, l’autre problème majeur de l’industrie du textile se situe à la source, c’est-à-dire lors de la production.

Mais ça, ça fera l’objet d’un prochain article. 😉

Écrit par Lucie le 23 février 2022

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Cadeaux éthiques de dernière minute à Lyon

Dans notre dernier article, on vous a parlé des bonnes raisons d’offrir de la seconde main. Mais comme on n’est pas dupes, on sait qu’un Noël uniquement en seconde main, c’est encore un challenge. Surtout pour les cadeaux de dernière minute !

Mais juste parce que tous les cadeaux ne sont pas d’occasion, ça ne veut pas dire qu’ils ne sont pas responsables. Et pour ça, on a décidé de relever le défi, une semaine avant Noël !

On vous a trouvé une liste de bonnes adresses à Lyon, pour faire plaisir à toute la famille. Même à votre parrain qui ne demande que des chaussettes chaque année !

De la déco design et responsable, et bien plus encore

Est-ce que vous connaissez Le village des créateurs ?

Que ce soit pour votre soeur, qui cherche désespérément un nouveau sac tendance qui change des marques habituelles. Ou encore pour vos parents, qui n’ont pas changé leur déco depuis que vous avez quitté la maison … Ou bien n’importe qui d’autre, pour qui vous n’avez pas encore d’idée de cadeau !

On vous conseille d’aller faire un tour au Village des créateurs, au 19 Rue René Leynaud, à Lyon 1. Vous y découvrirez pas moins de 15 créateurs de déco, bijoux, mode, accessoires … De quoi trouver un cadeau original et responsable pour toute la famille !

Et si vous n’y trouvez pas votre compte, allez jeter un coup d’oeil aux 60 marques mode, déco et design qu’ils accompagnent dans toute la région Auvergne Rhône-Alpes.

Source : mypresquile.com

> Le Village des Créateurs
19 Rue René Leynaud, Lyon 1 (Passage Thiaffait)

Des accessoires poussette et vélo

Parfait pour la saison : Suzon & Suzette !

Là, c’est pour votre frère qui vient d’avoir son premier enfant, et qui découvre la sensation des doigts gelés en promenant la poussette. Ou encore pour votre parrain, qui rêve de pouvoir faire du vélo en hiver sans perdre ses doigts !

En simple : il s’agit de manchons bien chauds et étanches, qui se fixent aux poignées des poussettes et vélos. Le cadeau idéal pour Noël, pour garder les mains au chaud tout l’hiver !

Vous pourrez en trouver dans plusieurs magasins à Lyon, ou bien en commande sur le site de Allez les Gones. On vous conseille de jeter un coup d’oeil à leur compte Instagram : suzonetsuzette.

Vous y trouverez tous les points de vente, et vous pourrez y découvrir tous les coloris disponibles !

Source : @suzonetsuzette

Des fringues super tendances qui ne font pas mal à la planète

Les boss du game quand on parle de vêtements éthiques : WeDressFair.

L’équipe de WeDressFair s’occupe de sélectionner des marques éthiques, en prenant soin de connaître l’usine de fabrication, la composition des vêtements et les labels exacts. Vous, il ne vous reste plus qu’à choisir les pièces qui vous plaisent, en sachant que toutes les marques proposées sont écoresponsables !

Si vous cherchez un cadeau pour votre cousine, en pleine reconversion mode responsable, c’est le moment de lui faire connaître cette marque éthique et tendance !

Vous pouvez retrouver leur boutique au 4 Rue des Capucins à Lyon 1. Et si vous n’êtes pas sur place, vous pouvez toujours commander en ligne sur leur site !

Source : web.babbler.fr

> WeDressFair
4 rue des Capucins, Lyon 1

Pour les Sherlocks en herbe...

Il y a Enquête en Cavale pour les enfants !

Leur mission : réussir à captiver suffisamment vos petits cousins, cousines et neveux pour les faire lâcher leurs smartphones. Et pour ça, ils ont développé un concept de jeu d’enquête qui se prolonge sur plusieurs mois.

Il y a plusieurs choix. L’abonnement mensuel permet d’enchaîner les enquêtes avec des nouveaux épisodes chaque mois. Les packs cadeaux, parfaits pour Noël, avec possibilité de choisir le nombre de mois.

En bref, le cadeau idéal pour les 7 à 12 ans, qui pourront résoudre les enquêtes en toute autonomie. En plus d’être vraiment fun, les enquêtes ont pour but de stimuler les méninges, pour les rendre encore plus intelligents !

Et bien sûr, tout est fabriqué avec des matériaux écologiques.

Source : choisirunebox.com

De l'occasion pour les enfants, sans transport ni packaging

Parce que parfois, trouver un cadeau seconde main est plus simple qu’on ne le pense : Loca Loca.

Si vos petits cousins sont encore trop jeunes pour les enquêtes, on vous conseille une super boutique au 6 rue des Capucins à Lyon 1 : Loca Loca !
Magasin de seconde main de 0 à 6 ans, vous y trouverez des vêtements, chaussures, jeux, jouets et livres d’occasion, à moitié du prix neuf.

Et bonus, tous les vêtements sont rangés par taille – pas de perte de temps à fouiller partout !

On a même composé des petites tenues toutes prêtes, si vous n’avez pas le temps – ou la patience – de faire un ensemble !

Loca Loca, magasin de seconde main de 0 à 6 ans

> Loca Loca
6 rue des Capucins, Lyon 1

Vous avez maintenant toutes les cartes en main pour un Noël responsable – même de dernière minute. Et si vous vous rendez compte que vous avez oublié un cadeau le 24 à 19h30, il reste toujours une solution !

Pour les grands, il y a la carte cadeau WeDressFair. Et pour les petits, il y a la carte cadeau Loca Loca ! En la commandant en ligne, vous la recevrez instantanément par email.

Il n’y a plus qu’à imprimer, et mettre les pieds sous la table ! 😉

Écrit par Lucie le 17 Décembre 2021

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Offrir un cadeau de seconde main, CAP ou pas CAP ?

Cher Père Noël,

Cette année, j’aimerais recevoir des cadeaux qui n’ont fait de mal ni à la planète, ni aux enfants Ouïgh… – aux lutins !

À l’heure des réunions de famille et des flopées de cadeaux sous le sapin, c’est le moment d’arborer fièrement nos convictions. Cette année, place aux cadeaux éthiques ! On veut offrir de la seconde main, et on veut pouvoir l’assumer sans se cacher. Seul petit hic : toute la famille n’a pas la même opinion sur les cadeaux d’occasion.

Cadeau seconde main
Cadeaux de seconde main

En 2012, Marjolaine Bezançon a conduit une étude sur le sujet, dans laquelle elle fait ressortir 5 freins à la consommation de seconde main. Mais une opinion, ça évolue. Et pour ça, on vous a préparé tous les arguments pour sortir vos plus belles punchlines face à Tonton, qui ose encore critiquer la seconde main sans n’y connaître rien.

"Tu vas quand même pas faire porter de la seconde main à tes enfants, tu ne sais pas où ça a trainé"

Formellement appelé : Les freins sécuritaires

Vous ne voulez pas acheter de l’occasion, car vous avez peur pour votre sécurité, votre santé physique. Certes, cet ensemble trouvé en frip’ est très mignon. Mais qui sait combien d’aisselles sont passées par là avant vous ?

Alors oui, la transpi’, c’est dégueu. Mais contrairement aux dizaines de substances chimiques présentes – en moyenne – dans les vêtements neufs, ça n’est pas dangereux.

Et puis, si c’est juste ça le problème, laissez-moi vous parler de l’invention de ce cher Jacob Christian Schäffer. C’était en 1767, Jacob n’avait plus un slip propre à porter. C’est alors qu’il inventa … la machine à laver ! Simple, efficace, fait partir toute la saleté des tissus … Que demande le peuple ?

En plus, plus on lave un vêtement, plus on le débarrasse de ses substances toxiques. En suivant cette logique, on s’aperçoit que la seconde main est en fait bien plus propre que le neuf.

PS : Pas la peine de laver 3 fois vos t-shirts avant de les porter. Le lavage, c’est comme tout : ça se fait avec modération !

"On doit fouiller 10 minutes pour trouver un t-shirt cool"

Autrement dit : Les freins utilitaires

L’art de chiner, ça demande du temps et de la patience. Pourquoi ce magnifique petit chemisier n’est-il pas à ma taille ? Ça irait tellement plus vite en prêt-à-porter.

Alors oui, la seconde main ne lance pas des productions cadrées de 10000 unités par type de t-shirt. La logistique est plus difficile à organiser.

Comme les frip’, c’est souvent un peu fouillis, voici quelques conseils pour bien chiner en friperie.

Quoique, de plus en plus, on trouve des boutiques chouettes, où c’est rangé par taille, et si vous êtes chanceux, par couleur aussi ! Et si Tonton n’est toujours pas convaincu, emmenez-le donc faire un tour chez Loca Loca !

"Oui mais c'est pas pareil" - "HA"

De leur petit nom : Les freins hédonistes

Là, on touche au frein le plus irrationnel, mais pourtant bien réel. Depuis l’industrialisation, on s’est habitué à tout consommer neuf, et tout est devenu jetable. On a commencé à avoir nos petits rituels de plaisir, comme le déballage de nos achats. Vous savez, cette sensation, quand vous coupez les étiquettes, et que cette veste est enfin officiellement à vous.

Du coup, offrir de la seconde main, c’est encore plus délicat. Pensez-vous que le cadeau de Noël de votre petit neveu lui fera plaisir, même sans étiquette ?

Mais ces rituels peuvent repartir aussi vite qu’ils sont arrivés. Parce que non, en 1921, personne ne se pavanait avec les bras plein de sacs dans les rues. Il est encore temps de revoir ces habitudes, pour faire moins mal à notre planète bien-aimée.

Et puis si ce n’est que ça, vous pouvez toujours emballer votre beau cadeau seconde main dans un emballage incroyable à rendre jaloux les plus doués en packaging DIY. Avez-vous déjà entendu parler des emballages Furoshiki ? En plus d’être personnalisables à l’infini, vous pourrez les réutiliser chaque année !

Loca Loca, magasin de seconde main pour enfants et bébés - Photo par Nicolas Iniesta

"On sait pas qui l'a porté"

Dit aussi : Les freins d'expression de soi

Vous connaissez l’expression : nous sommes ce que nous portons. Les vêtements sont le reflet de qui nous sommes, de notre statut social, de notre personnalité. Au delà du style, la seconde main peut rendre cela plus difficile du fait qu’une autre personne ait déjà porté les vêtements.

Et, à moins de l’avoir achetée aux enchères, il est peu probable que vous sachiez à qui a appartenu votre belle veste d’occas’. Mais, ce frein, c’est aussi une belle opportunité de porter vos valeurs. C’est aussi l’occasion de sortir du lot des collections produites à la chaine, qui se distinguent peu d’une marque de fast fashion à l’autre.

Au final, est-ce que porter le pantalon de la dernière collection tendance permet vraiment de s’exprimer mieux qu’en portant une pièce unique de seconde main sélectionnée avec soin ?

Et si vous vous sentez d’attaque, vous pourrez également leur répondre qu’il vaut mieux que cette salopette ait appartenu au petit Renaud, plutôt qu’elle ait été fabriquée par un enfant de son âge dans une usine.

"Mon fils ne veut que de la seconde main... Mais il a une bonne situation, vous savez ! Il gagne très bien sa vie, et sa femme aussi !"

Nommé : Les freins d'affiliation

Avant, la seconde main était l’habit du pauvre. Le prix des vêtements était trop élevé pour certains. Nos arrières grand-parents ont grandi avec cette association, qu’ils ont transmise à leurs enfants, qui l’ont transmise à leurs enfants … Bref, la seconde main avait quelques problèmes d’image.

Et c’est même allé jusqu’à la pop culture ! On en a un bon exemple dans Harry Potter, quand Malfoy se moque des vêtements d’occas’ de Ron.

Si, aujourd’hui, acheter nos vêtements d’occasion commence à être accepté, qu’en est-il des cadeaux de seconde main ? Souvent, on a peur de passer pour le radin du groupe. Surtout pour un cadeau d’anniversaire, ou un cadeau de Noël : ces fêtes sont très ritualisées, et on fait face à un groupe qui va pouvoir juger notre cadeau.

Mais en fait, tout est dans la tête. Les moeurs changent avec le temps et les générations. Aujourd’hui, c’est l’heure d’abattre ce stigma, pour que les futures générations ne se posent même plus cette question d’image.

Alors maintenant qu’on a mis les mots dessus, vous pourrez dire : « Je sais que t’offrir un cadeau est un acte chargé socialement, mais c’est parce que je t’aime que je t’offre de l’occas’ ! »

La première étape pour régler un problème, c’est d’en connaître la cause. Maintenant, vous connaissez les principaux freins de certaines personnes autour de la seconde main. Vous avez même tous les contre-arguments en main, pour expliquer à Mamie que la seconde main, c’est une question d’avenir, et non de passé !

Et soyons francs : faire l’autruche au sujet de la cause environnementale, ça n’est vraiment pas un cadeau pour nos enfants. Alors, cette année, pour Noël, pensons futur, pensons seconde main !

Car le plus beau, dans un cadeau, c’est la préservation de l’avenir de celui qui le reçoit. ❤️

Écrit par Lucie le 24 Novembre 2021

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Développement durable, le rôle de l'économie circulaire

C’est en ce moment ! Du 18 Septembre au 8 Octobre 2021, c’est la semaine européenne du développement durable !

L’occasion pour nous de revoir les 17 objectifs de développement durable de l’agenda 2030, mais surtout de faire le point sur les 8 objectifs dans lesquels Loca Loca s’inscrit.

L'agenda 2030, c'est quoi ?

En 2015, l’Organisation des Nations Unies s’est réunie afin de définir la marche à suivre pour parvenir à un avenir meilleur et plus durable pour la planète. C’est ainsi que l’ONU a établit une liste d’objectifs de développement durable, commune à tous les pays.

Au final, 17 objectifs ont été définis. Chacun de ces derniers oeuvre pour un enjeu différent du développement durable. Qu’il s’agisse de l’écologie et du climat, de la prospérité économique, de l’éducation, etc… le but étant de tendre vers cet avenir plus durable et désirable.

Source : L'ONU, Les 17 Objectifs de Développement Durable

Si ces 17 ODD ont été définis par les États, c’est avec la participation du plus grand nombre que nous parviendront à de meilleurs résultats !

Comment Loca Loca répond à 8 des 17 objectifs de développement durable ?

Loca Loca, c’est une boutique de vêtements d’occasion pour enfants et bébés, mais aussi des jeux, jouets et livres, également d’occasion. Notre objectif est de faire circuler les biens à Lyon, en local, et ainsi contribuer à une économie circulaire. (découvrir notre histoire)

Mais dans quelles mesures la seconde main et l’économie circulaire entrent dans les ODD de l’agenda 2030 ? Découvrons cela à travers les 8 objectifs auxquels Loca Loca contribue.

Objectif 6 : Eau propre et assainissement

Loca Loca a récemment dépassé les 1000 vêtements vendus. 1000 vêtements enfants et bébés de seconde main, ça représente plus de 1,2 million de litres d’eau économisés par rapport à la production de vêtements neufs.

Contrairement aux 2500L d’eau nécessaires pour la production d’un t-shirt, Loca Loca ne sollicite qu’une machine à laver, où nous mettons une centaine de vêtements à la fois. En effet, nous lavons les vêtements dans une laverie écologique avec des noix de lavage. Tout ceci pour limiter au maximum l’émission de produits chimiques dans l’eau.

Si la production de vêtements neufs est si polluante, il est aujourd’hui nécessaire d’entretenir nos vêtements correctement afin de les garder le plus longtemps possible.

En savoir plus sur l’ODD 6

Objectif 8 : Travail décent et croissance économique

Loca Loca oeuvre pour l’économie circulaire et la réutilisation des ressources, plutôt que d’acheter neuf. Toujours dans cette optique de consommer local, nous avons un vrai objectif de croissance, pour remettre toujours plus de produits en circulation, avec l’ouverture d’une deuxième boutique en 2022. 

Avec le temps, nous espérons ouvrir plusieurs boutiques, voir même une franchise, et ainsi créer plus d’emplois.

En savoir plus sur l’ODD 8

Objectif 11 : Villes et communautés durables

Loca Loca participe à la circulation de la Gonette, monnaie locale Lyonnaise qui a pour but de favoriser l’économie locale de la région. Nous acceptons les paiements en Gonettes, et nous distribuons des Gonettes en échange de la reprise au kilo.

De plus, Loca Loca est labellisé LVED (Lyon Ville Équitable et Durable), car nous sommes persuadés que la majorité des solutions se trouve en local.

En savoir plus sur l’ODD 11

Objectif 12 : Consommation et production responsable

L’un de nos objectifs chez Loca Loca, c’est de se rapprocher le plus possible du zéro déchet.

C’est pour cela qu’en plus de remettre en circulation des biens déjà produits – et ainsi revaloriser l’existant pour diminuer l’impact de la production de produits neufs -, c’est dans la globalité de notre démarche que nous réduisons nos déchets.

En effet, la boutique Loca Loca est éco-conçue. C’est à dire que les matériaux – portants, estrades, comptoir, etc – sont tous récupérés, ou issus de production responsable et écologique. D’autre part, en boutique, nous minimisons le packaging et ne donnons des sacs qu’aux clients qui le demandent. À noter que tous nos sacs sont en kraft, et donc biodégradables.

En savoir plus sur l’ODD 12

Objectif 13 : Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques

L’industrie du textile engendre deux problèmes majeurs pour le climat : la production des vêtements, et leur destruction.

C’est ici qu’intervient Loca Loca via le concept de l’économie circulaire.

Du côté de la production, nous limitons l’impact environnemental des usines en remettant en circulation les vêtements, jeux et jouets déjà conçus. D’autre part, nous apaisons les décharges en récupérant ces mêmes vêtements, jeux et jouets, parfois neufs, qui étaient voués à la destruction.

En bref, qu’il s’agisse de la production en usine, du transport, ou de la destruction (car certains déchets sont incinérés), la surconsommation de textiles est une grande productrice de CO2.

Loca Loca oeuvre pour limiter la diffusion de CO2 dans l’atmosphère via l’économie circulaire.

En savoir plus sur l’ODD 13

Objectif 14 : Vie aquatique

L’industrie du textile est très polluante pour la vie aquatique, et ce à deux niveaux.

Tout d’abord, lors de la production du coton. Les pesticides utilisés dans les champs de coton se déversent directement dans les nappes phréatiques et les courants fluviaux, polluant ainsi l’environnement aquatique.

Il y a ensuite l’étape de la teinture des textiles, qui nécessite d’utiliser des produits chimiques extrêmement polluants. Ces derniers sont directement évacués dans la nature et nuisent à la vie aquatique.

Notre objectif, chez Loca Loca, est de lutter contre cette pollution, grandement amplifiée par la fast fashion, en faisant circuler les vêtements plutôt que d’en faire produire de nouveaux.

En savoir plus sur l’ODD 14

Objectif 15 : Vie terrestre

Au même titre que la vie aquatique, la vie terrestre est elle aussi touchée par l’industrie du textile.

Si les pesticides déversés dans les champs de coton polluent l’environnement aquatique, ils passent d’abord par la terre, anéantissant au passage tout un écosystème bénéfique à la vie et à la fertilité de la terre.

On ajoute à cela la déforestation, car il faut de la place pour cultiver ce coton !

Chez Loca Loca, nous voulons montrer qu’il est possible de consommer autrement, de façon plus propre et respectueuse de l’environnement. Et ça, ça passe par la seconde main !

En savoir plus sur l’ODD 15

Objectif 16 : Paix, Justice et Institutions efficaces

Le phénomène de fast fashion a causé plusieurs torts à l’industrie du textile. Prenons seulement l’exemple du scandale du travail forcé des Ouïghours, mis à la lumière du jour l’année passée.

Chez Loca Loca, nous prônons des partenariats sains avec nos parties prenantes. Nous travaillons par exemple avec Enjoué, qui remettent en état les jeux, jouets et livres d’occasion que nous vendons dans notre boutique. Enjoué travaillent eux-mêmes avec Émergence Territoire Zéro Chômeur, et oeuvrent ainsi pour le travail inclusif.

En savoir plus sur l’ODD 16

Notre vision pour 2030...

La montée de l’industrie au vingtième siècle nous a conditionnés à vouloir consommer toujours plus, toujours neuf.

Nous en observons aujourd’hui les retombées négatives, sur notre société comme sur notre planète. Pour changer cela, c’est donc notre mode de consommation qui doit évoluer.

Chez Loca Loca, notre vision pour 2030, c’est une économie majoritairement circulaire. Pour cela, nous devons alimenter et développer de nouveaux réseaux de distribution circulaire.

Un autre aspect de cette économie de demain, c’est de se détacher petit à petit de notre économie de possession, pour aller vers une économie de la fonctionnalité. C’est-à-dire vers la location plutôt que l’achat, afin de faire circuler les biens entre ceux qui en ont besoin.

Enfin, car nous ne pouvons pas fonctionner sans production, notre vision pour 2030, c’est de se tourner vers des marques responsables et durables. Plutôt que de faire circuler des vêtements de fast fashion de qualité douteuse, et dont les méthodes de production laissent à désirer ; nous tourner vers des marques qui produisent moins, mais mieux, avec des vêtements qui tiennent plus longtemps. Cela permettrait aussi de les remettre en circuit plus longtemps, car ils seraient de meilleure qualité.

« [Nous sommes] des milliers en France à agir concrètement pour montrer que l’action est le meilleur remède contre le fatalisme et que, si nous agissons avec ambition et amour, la décennie des 2030 glorieuses est à portée de mains. »     – Julien Vidal, 2030 Glorieuses

Écrit par Lucie le 21 Septembre 2021

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La seconde main pour les enfants

Savez-vous qu’1/4 des conversations sur les réseaux sociaux qui parlent de la seconde-main, mentionnent le secteur de l’enfance ?*
À l’heure où l’éveil des consciences se tourne sur l’environnement, la seconde main est une alternative de consommation. Notamment dans la mode enfant, où les vêtements sont, en moyenne, portés 7 fois avant d’être jetés. Mais ce nouveau virage de la seconde main ne date pas d’hier. Ça vous dit un petit voyage dans le temps ? Par la suite, nous vous expliquerons comment fonctionne, chez Loca Loca, la seconde main pour les bébés et les enfants.

*Selon une étude menée par l’Agence Monet + Associés

L'histoire de la seconde main

Qu'est-ce que la seconde main ?

Savez-vous réellement ce que veulent dire ces deux mots ?
Le magazine The Good Goods nous donne sa définition : « C’est tout objet qui n’est pas neuf quand on l’acquiert. Mais attention, il faut différencier La Fripe, du Vintage et du Rétro. »

Alors d'où vient la seconde main ?

La seconde main vient des brocanteurs, qui, au 19e siècle récupéraient les vêtements endommagés pour les rapiécer et les vendre au marché de la fripe au Carreau du Temple à Paris – qui n’était pas encore un endroit de haut style. À la fin du 19e siècle, ce marché exportait en moyenne 1 800 tonnes de textile par an dans le monde entier, et particulièrement en Afrique. Dans la même lignée, les plus grandes métropoles mondiales installaient leurs premiers grands espaces de vente de seconde main sur les marchés.

Mais alors, quel était l’intérêt pour les acheteurs de se sourcer sur ces marchés ? À l’époque, les vêtements neufs coûtaient très cher, c’est pour ça que la méthode de l’upcycling était aussi très pratiquée, les tissus des vêtements étaient réutilisés et retaillés pour leur donner une seconde vie. Le vêtement était, et comme l’a toujours été, un indicateur social. Les artistes et les jeunes rebelles de l’époque s’appropriaient une identité et affirmaient leur style avec des pièces uniques et recousues sur-mesure.

Par la suite, la seconde main s’est développée au même rythme que la confection industrielle de masse. La fast fashion est donc arrivée, en faisant naître l’obsolescence des vêtements. Depuis son apparition dans les années 80, la fast fashion pousse à consommer, à jeter et à gaspiller. En moyenne 40% d’une garde robe n’est jamais portée. Confrontée à des questions écologiques mais aussi économiques, la seconde main et les friperies sont apparues pour faire circuler les vêtements. D’ailleurs, selon ThredUp, le site américain de la friperie en ligne, le marché mondial de la seconde main devrait dépasser celui de la fast fashion d’ici 2027.

Comment ça marche la seconde main chez Loca Loca ?

Vêtements enfants seconde main, Loca Loca

Savez-vous que nous avions commencé notre aventure Loca Loca avec de la location de vêtements pour les enfants à Lyon, et que Loca Loca voulait dire Location Locale ? Pour les curieux, nous vous racontons notre histoire et comment Loca Loca est aujourd’hui, une des meilleures adresses pour acheter de la seconde main pour les enfants à Lyon.

Le nerf de la guerre de la seconde main c’est bien la logistique ! Depuis l’ouverture de notre magasin seconde main à Lyon 1 en Mai 2021, la gestion des stocks n’est pas une mince affaire ! Entre un bon sourcing, vérifier l’état du vêtement, laver, trier, ranger, stocker, étiqueter, défroisser et mettre en rayon … Nous avons plutôt intérêt à être bien organisés, pour optimiser le temps et les frais. Car après, nous les vendons à seulement 50% du prix du neuf. Mais alors où et comment achetons-nous les vêtements de seconde main ? Pouvez-vous vendre les vêtements de vos enfants dans notre boutique à Lyon ?

Nous nous y prenons de deux façons. Nous fonctionnons premièrement, et en partie, par achat-revente, directement par vous, à Lyon. Nous ne souhaitons pas fonctionner en dépôt-vente. D’une part, pour faciliter notre logistique, et d’autre part, pour vous éviter d’avoir à venir récupérer les vêtements, s’ils ne sont pas vendus. Chez Loca Loca, la reprise des vêtements de vos enfants se fait au kilo. Nous avons 3 catégories de prix, car d’une marque à une autre, le vêtement n’a pas la même valeur. Un pull Lili Gaufrette n’a pas la même valeur qu’un Petit Bateau et encore moins qu’un Zara. Par la suite, nous sélectionnons les vêtements en fonction de notre charte de qualité afin de garantir des vêtements de seconde main pas chers, pour vos enfants et bébés en parfait état, tendance et de saison.

Bien que la reprise au kilo nous permette d’approvisionner notre boutique toute l’année et de vous proposer un large choix, avec une garde robe responsable pour vos enfants, nous fonctionnons également avec des professionnels de la seconde main. Pour nous assurer d’avoir toutes les tailles, au début de chaque saison, nous partons faire un tour chez nos partenaires. Ces derniers ont mis en place des points de collecte, en ville et en campagne, pour récupérer les vêtements. Tous les vêtements passent ensuite par leurs centres de tri. C’est pas moins de 1,8 tonnes de vêtements qui y sont rassemblés chaque jour. Les vêtements sont triés, pour être séparés. Certains sont destinés à la revente pour les magasins de seconde main, d’autres sont exportés pour être revendus sur d’autres continents. Le reste est recyclé et transformé en énergie ou matériel d’isolation.

La reprise au kilo

Pour la rentrée de septembre 2021, c’est plus de 100 kilos de vêtements seconde main d’enfant de mi-saison et d’hiver, super chouettes, que nous sommes allés chercher ! Une fois récupérés, tous nos vêtements sont lavés. Nous utilisons des noix de lavages et une petite dose de vinaigre blanc dans la laverie écolo près de chez nous. Voilà le secret pour des vêtements de seconde main en parfait état, qui sentent la fraîcheur et près à réintégrer notre belle économie circulaire !

Alors nous, qui sommes-nous ? Que pouvez-vous retrouver en boutique ?
Loca Loca est un magasin de seconde main pour les bébés et enfants, de 0 à 6 ans. Nous remettons en circulation des vêtements, jeux, jouets et livres ayant déjà eu une première vie. C’est ainsi que nous proposons tous nos articles d’occasion, à moitié prix du neuf, et ça toute l’année.

Mais ce n’est pas tout, en plus de pouvoir vendre et acheter de la seconde main à Lyon, Loca Loca a voulu jouer avec le réemploi dès le début ! Car nous pensons que nous avons assez puisé dans nos ressources naturelles limitées, et que beaucoup d’objets peuvent être réutilisés. Nous avons donc souhaité faire une boutique écoconçue, avec des matériaux seconde main et bien sourcés. Nos portants, par exemple, sont faits avec du bois sourcé dans la région lyonnaise, à Villefranche-sur-Saône et issu de forêts durablement gérées, tout comme nos cintres en bois. Nos îlots ont été réalisés avec des anciennes estrades du Musée des Tissus de Lyon. Notre comptoir caisse, quant à lui, a été fabriqué avec des planches de bois et un tableau craie provenant de chez Minéka. Mais le must, reste nos pieds de portants et d’estrades, qui sont des branches de bois récupérées dans le jardin d’Annouck, en Haute Savoie. Comme quoi, rien ne se jette, tout se transforme !

Jouets d'occasion, Loca Loca

Et comme l’ouverture d’une boutique ne vient jamais seule, on va vous confier nos objectifs pour l’année prochaine. Nous espérons ouvrir notre deuxième magasin de seconde main pour les enfants, à Lyon 7e. Car nous voulons, d’une part, élargir notre offre allant de la naissance jusqu’au 12-14 ans pour les vêtements, et d’autre part, proposer des articles de puériculture d’occasion et des vêtements de grossesse de seconde main. Parce qu’avec près de 80 000 enfants à Lyon, il y en a des choses à remettre en circulation localement ! Alors vous l’aurez compris, il faudra rester connecté car ça va swinguer !

Découvrir nos partenaires

Partenariat avec EnjouéLe Jouet Solidaire
Grande nouveauté chez Loca Loca depuis l’ouverture de notre première boutique le 19 mai dernier ! En partenariat avec
Enjoué – acteur majeur de l’ESS et du reconditionnement à Lyon – , jeux de société d’occasion, jouets en bois et d’éveil d’occasion ainsi que des livres d’occasion ont pris place dans notre nouveau lieu Loca Loca de seconde main bébé et enfant à Lyon, pour leur donner une nouvelle vie !

Partenariat avec la Gonette
Et comme nous oeuvrons pour des modes de consommation plus responsables, c’est tout naturellement que nous travaillons avec la Gonette. Cette Monnaie Locale Citoyenne de la région lyonnaise permet de faire circuler une alternative monétaire solidaire, écologique et démocratique.
La Gonette chez Loca Loca, comment ça fonctionne ?
Vos vêtements bébés et enfants sont repris au kilo en échange de Gonette, cela permet de faire circuler cette monnaie dans les commerces locaux et responsables de Lyon. Et bien évidemment, vous pouvez aussi acheter de la seconde main en Gonette chez Loca Loca. Elle n’est pas belle la vie ?

Et qu’en est-il de l’aménagement de la boutique ?
Minéka, chez qui nous étions déjà passé pour réaliser des étagères de stockage, nous a permis de meubler notre boutique ! C’est grâce à eux que nous avons eu de superbes anciennes estrades du Musée des Tissus de Lyon, ainsi que le tableau craie pour notre comptoir caisse de folie. Les enfants se font un malin plaisir à dessiner de magnifiques oeuvres d’art, à vos jeans et périls !.

À votre avis, comment parvenons-nous à trouver nos petites pépites de seconde main ?
Grâce aux centres de tri ! Il est important pour nous de nous sourcer auprès de professionnels de la seconde main qui oeuvrent pour la revalorisation du textile. Ils nous permettent de compléter les beaux vêtements que vous nous apportez, pour toujours avoir du choix en boutique Loca Loca !

Et puis il y a vous, parents, grand-parents, frères, soeurs, parrains, tatas, sans qui l’aventure Loca Loca n’existerait pas ! Que ce soit pour habiller vos enfants en seconde main, ou offrir un cadeau d’occasion à Lyon, vous contribuez à développer cet écosystème vertueux. Alors à vous, qui nous suivez depuis un an, un mois, un jour, qui êtes déjà venu nous voir, qui nous avez encouragés dans nos débuts en location, et/ou qui avez simplement parlé de nous, un grand merci. Merci de partager notre histoire et de continuer à l’écrire avec nous, un peu plus chaque jour. 💚

Les vêtements de seconde main, plus propres que les vêtements neufs.

Yves Saint Laurent disait « La mode passe, le style reste. »

La mode passe certes, mais l’impact environnemental et social de la production de textile reste aussi.

Avec plus de 100 milliards de vêtements qui sont vendus dans le monde chaque année (2,6 milliards en France), nous avons voulu nous interroger sur les conséquences de cette production, qui a doublé de 2000 à 2014. Des matières synthétiques (plastique) à la consommation massive d’eau ; des rejets importants de CO2 à la consommation énorme de produits chimiques et toxiques, l’industrie du textile est loin de filer du bon coton. Alors, sans mauvais jeu de mot, pour détricoter les conséquences de la production textile, nous avons voulu faire un premier focus sur les produits toxiques et leurs conséquences sur 3 aspects :

  • Notre environnement
  • Nos ressources
  • Notre santé

Avant d’évaluer les conséquences, il faut savoir que des milliers de produits chimiques sont utilisés dans différentes phases et différents procédés de la fabrication. Par exemple, on compte pas moins de 7 000 composants chimiques qui interviennent pour la fabrication d’un t-shirt en coton.

Nous allons énoncer leurs noms indigestes cette seule et unique fois. Ces produits chimiques dont nous allons parler sont, entre autres, les éthoxylates de nonylphénols, les phtalates (liés à l’utilisation de PVC dans des impressions, par exemple), les métaux lourds, les alkylphénols (utilisés pendant le lavage et la teinture), le formaldéhyde, les amines, ou encore les substances perfluorées (utilisés dans des traitements finaux comme anti-tâche ou imperméabilisation).

Mais déjà, d'où viennent les produits toxiques ?

L’ADEME, agence de la transition écologique, a résumé en une image les problématiques qui interviennent durant les différentes étapes de la production textile.

Les différentes étapes sont très bien expliquées, de manière claire et synthétique dans leur article ci-dessus, nous n’aurions pas mieux fait.

Une précision néanmoins ici sur le coton. Nous parlons surtout des cotons non-biologiques, des cotons génétiquement modifiés qui nécessitent des quantités considérables d’eau, de pesticides et d’insecticides. Contrairement au coton biologique, moins gourmand en eau et moins dévastateur pour les sols et les agriculteurs.

La synthèse des fibres, pour les matières synthétiques, correspond à la transformation des matières plastiques en fibre textile. Les fibres synthétiques représentent plus de 65% de toutes les fibres textiles. Elles sont moins chères et plus résistantes. Le volume de production de ces fibres augmente, non pas au détriment des fibres naturelles, mais parce que la production totale augmente.

L’ennoblissement, quant à lui, sert à apporter la couleur ou la finition voulue par des traitements, et nécessite donc de nombreux produits chimiques. Ça peut être par exemple pour éviter les faux plis, des anti-tâches, pour fixer les couleurs, imperméabiliser, pour avoir des tissus plus résistants, … Autant de traitements qui contiennent des produits chimiques toxiques.

Les teintures chimiques sont, en l’occurrence, un gros point noir dans ces enjeux environnementaux et sanitaires de l’industrie textile. Elles contiennent des métaux lourds et font intervenir des solvants. C’est un désastre écologique et sont utilisées pour la plupart de nos vêtements, un t-shirt blanc est un t-shirt teint.

Maintenant que nous savons que les produits chimiques, toxiques, existent en grande quantité et qu’ils interviennent tout au long du processus de production, il est temps de détailler les conséquences de ces derniers sur les 3 aspects précédemment énumérés : l’environnement, nos ressources et notre santé.

I. Les conséquences des produits chimiques sur notre environnement

Si nous commençons par l’amont de la chaine, les produits chimiques sont utilisés pour préparer les matières. Notamment pour l’agriculture et la culture du coton.

« De tous les insecticides vendus dans le monde, la culture du coton représente 16,5% en 2013. Pour les pesticides c’est 5,7% et pour les fongicides 1%. » WeDressFair.

Lorsqu’ils sont utilisés, les produits chimiques entrent directement au contact du sol, en aspergeant la terre ou par les courants d’eau. Ça cause des dégâts pour la fertilité des terres mais également sur l’eau potable. En plus de tuer les nutriments des sols, et donc les rendre de moins en moins fertiles, les pesticides sont comme de la drogue, plus le sol en reçoit, plus il va en a besoin, c’est un cercle vicieux.

« On peut prédire la nouvelle couleur à la mode en regardant celle des rivières de la Chine. » Orsola de Castro, co-fondatrice du mouvement Fashion Revolution

Les conséquences des produits chimiques sur l’environnement ne s’arrêtent pas là. Si on regarde la production, nous pouvons faire un focus sur les teintures. Les teintures chimiques sont responsables de 20% de la pollution des eaux dans le monde.

Lors du process de teinture du vêtement, 20% de la teinture ne s’accroche pas et est rejetée au rinçage. On estime entre 40 000 à 50 000 tonnes de colorants qui sont rejetés dans les cours d’eau chaque année. Le déversement des teintures dans les rivières ont des conséquences dramatiques pour la faune et la flore. Cette pollution dans les rivières rend l’exploitation agricole et la pêche impossible aux alentours.

La pollution des vêtements ne s’arrête pas à la production. Une des plus importantes pollutions se passe chez nous, lors du lavage. Un vêtement en fibre synthétique continu de libérer du plastique tout au long de son cycle de vie. À chaque lavage, ces derniers rejettent des milliers de microparticules de plastique, tellement fines qu’elles ne sont pas filtrées par les stations d’épuration et vont directement dans les océans. Les microparticules inondent les océans et détruisent la biodiversité.

Chaque année, 50 000 tonnes de microparticules de plastique sont relâchées dans les océans, ça équivaut à 50 milliards de bouteilles plastiques

II. L'utilisation de produits chimiques nécessite de puiser dans nos ressources limitées.

Nous continuons de dresser le constat des conséquences des produits chimiques dans l’industrie textile, en faisant un tour du côté de l’utilisation de nos ressources naturelles limitées.

En commençant par l’amont de la chaine une nouvelle fois, petit point sur le coton génétiquement modifié. Près de 20 000 litres d’eau sont nécessaires pour produire seulement 1 kilogramme de coton non biologique (qui nécessite des produits toxiques donc). Cette eau est récupérée « grâce » au détournement de l’eau des rivières, des lacs et des nappes phréatiques. Indéniablement, ces techniques assèchent nos sols et épuisent nos ressources.

Aujourd’hui, 70 % des fibres synthétiques produites dans le monde proviennent du pétrole.

La base des fibres synthétiques, constituée avec des procédés purement industriels qui nécessitent des composés chimiques, est majoritairement à base de pétrole. Cette ressource, en plus d’être de l’énergie morte, est une ressource limitée non renouvelable. La production de ces textiles synthétiques est une production de plastique.

L’utilisation massive de nos ressources naturelles limitées se trouve également en fin de chaine. Au moment d’enlever toute trace de produit chimique sur les vêtements, de nombreux lavages sont nécessaires. Et ces lavages nécessitent également une quantité d’eau importante.

III. Les conséquences des produits chimiques sur les travailleurs et les utilisateurs.

L’utilisation de produits chimiques toxiques porte atteinte en premier lieu à la santé des travailleurs. Ces derniers sont en contact direct avec les produits. A commencer par la culture du coton. Des études ont montré l’augmentation des cancers et malformations à la naissance chez les personnes dans les régions où la culture du coton non biologique est très présente. L’utilisation des engrais, pesticides et insecticides, pour protéger et accroitre le rendement de la culture, se retrouve notamment dans les eaux potables, qui est ensuite bue par les habitants.

Il en va de même pour les vêtements conçus à partir de matériaux synthétiques. Ils sont fabriqués à partir de produits chimiques toxiques. En étant au contact de ces produits, les travailleurs sont exposés à toute sorte de problèmes de santé, des infections et des cancers.

Par exemple, certains vêtements sont vaporisés de formaldéhyde pour prévenir la formation de moisissure et d’usure pendant le transport. L’exposition à forte répétition de ce produit provoque réactions allergiques. Tout comme certains allergènes qui sont utilisés. Ils entrainent des réactions allergiques, comme de l’eczémas, des boutons, des rougeurs.

Les produits synthétiques ont un autre problème. Nous avons vu qu’ils rejettent des microparticules de plastique au lavage, et que ces microparticules sont présentes en milliers de tonnes dans les océans. Ces microparticules entrent dans notre chaine alimentaire en étant ingérées par les poissons et crustacés, que nous consommons ensuite.

Une fois produits, nous portons ces vêtements, qui ont été en contact direct des produits chimiques. Ces produits se propagent sur notre peau lorsque nous portons le vêtement, ce qui entraine des problèmes comme, par exemple, la dermatite, les allergies, ou encore la sensibilité chimique multiple.

Ce n’est pas pour rien qu’on conseille fortement aux parents des matières naturelles (coton bio) pour leur nouveau-né. Également, il est conseillé de laver son vêtement avant le premier usage.

En conclusion, que fait-on ?

En Union Européenne, la réglementation REACH tend à contrôler l’utilisation de produits toxiques, mais premièrement ça reste très difficile à évaluer et deuxièmement ce n’est pas applicable aux fabrications hors UE.

Fort heureusement, il existe de plus en plus d’alternatives.

  • Privilégier les matières naturelles, moins gourmandes en eau et en engrais, comme le lin, le chanvre, le coton bio. Mais aussi les matières recyclées, qui en plus d’être moins énergivores, elles utilisent les déchets plastiques pour les revaloriser.
  • Les labels sont là pour garantir la qualité des matières et/ou le respect d’un processus de production : Ecolabel, GOTS, Oeko – Tex Standard 100, …
  • Certaines marques développent également des alternatives dans les processus de fabrication, comme de la teinture végétale, des colorants extraits de déchets alimentaires, avec de la peau carotte ou d’avocat par exemple.

Et bien évidemment, favoriser la seconde main. Passer la seconde permet de limiter la production de vêtements neufs. En limitant la production de vêtements neufs, les produits chimiques sont également limités. Par ailleurs, en ayant déjà été lavés, la présence de ces produits sur les vêtements disparait petit à petit et sont donc moins agressifs au contact de notre peau.

La seconde main se retrouve chez Loca Loca, mais elle se pratique aussi au sein de nos cercles familiaux et amicaux. Alors pourquoi pas échanger quelques vêtements contre un bon gratin maison ?

Écrit par Annouck Blanchouin – 16/04/2021

Sources 

https://www.linfodurable.fr/conso/7000-10-000-litres-deau-sont-necessaires-pour-fabriquer-un-jean-comment-arreter-les-frais#:~:text=Il y a aussi la,10 000 litres d’eau.
https://www.lesoptimistes.fr/fibres-et-tissus-synthetiques/#:~:text=Les fibres synthétiques sont fabriquées,impact néfaste sur l’environnement.
https://www.wedressfair.fr/blog/teinture-et-procedes-de-transformation
https://www.wedressfair.fr/blog/pourquoi-la-mode-est-elle-polluante https://www.muudana.com/fabrication-tshirt-coton/#:~:text=Saviez-vous que 7 000,ou du peroxyde d’hydrogène.
https://www.nature.com/articles/s41561-019-0335-5
https://www.nationalgeographic.fr/environnement/2019/06/microplastiques-un-impact-encore-largement-meconnu
https://advances.sciencemag.org/content/advances/3/7/e1700782.full.pdf
https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0269749119353643
https://ejfoundation.org/resources/downloads/the_deadly_chemicals_in_cotton.pdf
https://www.ellenmacarthurfoundation.org/assets/downloads/publications/A-New-Textiles-Economy_Full-Report_Updated_1-12-17.pdf
https://news.un.org/en/story/2019/03/1035161
https://www.icac.org/LearningCorner/LearningCorner?CategoryId=1&MenuId=14
https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/le-revers-de-mon-look.pdf
https://www.lefigaro.fr/environnement/2011/08/23/01029-20110823ARTFIG00459-un-produit-toxique-impregne-dans-des-vetements-neufs.php
https://fashionunited.fr/actualite/mode/la-toxicite-textile-que-se-cache-t-il-dans-vos-vetements/2017062913118
https://www.youtube.com/watch?v=4iEEDsU7YX8
https://www.lefigaro.fr/environnement/2011/08/23/01029-20110823ARTFIG00459-un-produit-toxique-impregne-dans-des-vetements-neufs.php
https://fashionunited.fr/actualite/mode/la-toxicite-textile-que-se-cache-t-il-dans-vos-vetements/2017062913118
https://www.klow.co/blogs/klow/consequences-fast-fashion-sante-environnement
https://multimedia.ademe.fr/infographies/infographie-mode-qqf/

"Loca Loca passe de la location à la vente seconde main"

Loca Loca arrête la location de vêtements et se transforme en une marque de distribution de vente de vêtements de seconde main pour les enfants. Nous vous l’avions promis, nous vous expliquons tout dans cette vidéo : vente de vêtements.

Lire la vidéo

Dans les coulisses de Loca Loca

Vous n’êtes pas sans savoir que nous adorons échanger et partager avec vous. Alors à peine 4 mois après l’ouverture des pop-up stores de Loca Loca, nous voulions vous faire part de nos premiers retours !
Loca Loca a voulu s’attaquer à une économie, en pleine essor, mais qui connaît son lot de problématiques, l’économie circulaire.
 
Pour commencer, nous tenions à vous adresser un grand merci. Merci pour votre présence, votre soutien et votre adhésion à nos valeurs et à Loca Loca. Mais aussi merci de partager notre initiative et notre vision autour de vous. En à peine 4 mois, de plus en plus de personnes découvrent Loca Loca, en parlent autour d’eux et nous font de supers retours. Et autant dire qu’on adore, vous nous portez à croire qu’un nouveau modèle de société, basé autour de la circularité et du réemploi des matières, est possible.
 
Mais alors que nous essayons de nous implanter dans cette économie actuelle, avec notre nouveau modèle, nous rencontrons certaines problématiques. D’abord revenons sur cette économie circulaire, qui pourrait bien être une solution à l’épuisement de nos ressources naturelles dû à la surproduction.
 
 

L’économie circulaire et le réemploi

Si l’économie linéaire consiste à produire → utiliser → jeter ; l’économie circulaire, quant à elle, remet dans le système les produits destinés à être jetés. La réutilisation des biens se fait avec ou sans transformation (réparation, recyclage). S’il n’y a pas de transformation on parle de réemploi.
 
Le réemploi, consiste à utiliser les ressources déjà produites, qui ne conviennent plus à leurs premiers utilisateurs. L’idée est de lutter contre le gaspillage en donnant une deuxième vie aux produits. C’est le principe de Backmarket par exemple pour les appareils électroniques.
 
Avec Loca Loca nous avons voulu jouer sur les deux tableaux, le réemploi et l’économie circulaire. Nous sommes partis du constat qu’il y a une quantité phénoménale de vêtements déjà produits qui continuent de s’accumuler sur le territoire. Au-delà des femmes, premières victimes des griefs de la fast fashion, ce sont les enfants qui consomment le plus de vêtements. « Consomment », car un enfant ne porte pas plus d’une saison son vêtement. Ainsi, de ses 0 à 6 ans, il en porte plus de 600.
Alors oui, un enfant, nous avons envie de lui offrir monts et merveilles. Nous achetons, nous recevons souvent, mais ils ne les portent souvent pas plus de 3 mois. Et ces vêtements s’entassent dans les placards, jusqu’à ce qu’on les donne. Dans le meilleur des cas nous les donnons à des amis, la famille, des associations de quartier. Mais dans l’autre cas nous les donnons à de plus gros centres de tri, comme le Relais. Sauf que pour la majorité des centres de tri, il n’y a que 5% des vêtements qui sont revendus, 5% recyclés, et 90% envoyés sur d’autres continents. C’est là que les problèmes arrivent. L’envoi des vêtements sur les autres continents a un impact social et environnemental désastreux. L’arrivée de ces vêtements sur les territoires ont supprimé le travail des artisant.e.s locaux, majoritairement des femmes, les entrainant dans une précarité dont il est difficile de se sortir. Les vêtements s’entassent (forment véritablement des tas de vêtements), qui polluent les sols, et vont parfois dans les mers. Et ça ce sont nos déchets.
 
Avec Loca Loca, nous avons voulu trouver une alternative à l’achat de vêtements, en incluant le fait de travailler avec les ressources fabriquées que nous avions déjà à disposition sur le territoire. En d’autres termes, nous ne produisons pas et nous privilégions les circuits courts. Nous donnons du sens.
Sauf que cette nouvelle économie que nous essayons de mettre en place, est très récente. Nous n’avons pas de repère, d’indicateur de prix, ni d’acteurs à qui se fier. Tout est à construire et à évaluer.
 
 

L’arrivée de Loca Loca sur le marché

En toute naïveté, je suis arrivée sur le marché avec mon idée de démocratiser la location de vêtements. Trop chouette. L’idée était simple, je récupère les vêtements à moins d’1€, je les loue à 1€/mois. En toute logique, ça devrait fonctionner. Sauf que ce qu’on ne sait pas, et c’est valable également pour l’économie linéaire, c’est que les frais les plus importants ne sont pas sur le produit en tant que tel, mais sur le service apporté.
Le principal problème de l’économie circulaire, c’est que nous devons apporter plus de valeur que l’économie linéaire (le sourcing un par un, l’entretien, la logistique, …) alors que la valeur perçue est bien moindre.
Prenons une robe de la fast fashion par exemple, vendue 40€. La robe en tant que telle coûte à peine 5€ à la marque, cependant, elle inclue également dans le prix les frais logistiques, de ressources humaines, de structure et de développement. Si nous la proposons à la location, le consommateur va voir qu’à 5€/mois, en 8 mois elle est rentabilisée, en moins d’une année. Sauf qu’entre les utilisations, nous devons prendre en compte :
  • L’entretien et le stockage : laver, plier, entreposer, etc
  • Les ressources humaines plus importantes à mobiliser, notamment pour la logistique : réceptionner, trier, ranger, resélectionner, envoyer, etc
  • Les frais de structure : entrepôt de stockage, process d’envoi, etc
  • Et les frais de développement : développement de nouveaux services, achat de nouveaux produits avant qu’ils soient rentables, recherches et développement pour continuer d’optimiser la gestion des ressources.
En réalité, le temps que le produit soit rentabilisé, il n’est plus « en état » pour être à nouveau proposé sur le marché. La première problématique est donc de valoriser le service, plutôt que le produit, qui est bien plus important en termes de coût.
 
Là où a été ma première erreur, c’est que je propose mon service en tant que service utilitaire pur. Je propose le vêtement à la location pour 1€ le vêtement/mois car je considère que la valeur du vêtement, une fois sorti de magasin ne vaut pas plus de 5€.
Cependant, dans mon offre, je dois prendre en compte tous les frais précédemment énumérés, ce qui veut dire qu’avant d’être rentable, il faudrait bien que nous louions 5000 vêtements par mois. Et les frais logistiques qui en découlent, sont considérables.
Pour résumer, l’offre Loca Loca telle qu’elle est conçue actuellement, repose sur du volume. Cependant le fait d’être présents en pop-up store ne nous permet pas de faire du volume, car l’installation et le transport des vêtements est un travail qui demande beaucoup de temps et d’énergie. Si nous envisageons d’être présents en ligne, ou par le biais d’un magasin physique, les frais augmentent considérablement, et notre offre fonctionnerait à perte (à chaque vêtement loué, nous perdrions de l’argent).
Il est donc temps de repenser notre offre pour axer notre valeur ajoutée au service que nous apportons, plus que sur le vêtement en tant que tel.
C’est le moment où je reviens sur ma première erreur qui est de proposer le vêtement pour sa valeur utilitaire (être vêtu). Il faut connaître, et ne pas négliger, l’aspect social du vêtement. Nos vêtements sont la première chose que nous transmettons, c’est notre premier levier de communication informelle. En un coup d’oeil, nous communiquons sur notre catégorie sociale, nos valeurs et notre personnalité. Cet argument est d’autant plus vrai pour les enfants. L’altruisme a une place prépondérante lorsqu’il s’agit des enfants, notamment des nouveaux nés. Cet altruisme prend très souvent la forme de cadeaux de vêtements neufs.
 
💡 Il est d’ailleurs intéressant de savoir qu’un vêtement neuf doit être lavé au moins 7 fois pour qu’il ne dégage plus de produits toxiques.
 
Information à part, avant d’acheter avec ses valeurs, le consommateur achète d’abord avec ses yeux. L’argument éthique mobilise, mais l’aspect esthétique, doit d’abord être rempli à 100%. La sélection des vêtements est donc super importante. Ce travail de sélection, qui prend une bonne partie du temps, doit être valorisé. Nous sommes donc en train de repenser notre offre sur la valeur du service que nous allons développer.
 
Pour cela nous avons commencé à échanger avec vous, et nous continuons à agrémenter notre réflexion avec différents acteurs du réseau lyonnais. Cette réflexion est en constante évolution et il est super important pour nous, de la co-construire avec vous.
 
 

Les enjeux de Loca Loca

Notre volonté est de créer et remplacer un modèle économique linéaire capitaliste, par un modèle circulaire créateur de valeur.
Il est très important pour nous de créer de la valeur afin de développer une économie capable de s’implanter de façon durable dans notre société et de créer les emplois de demain.
Vous l’aurez donc compris, implanter une économie circulaire dans une économie linéaire qui a déjà ses repères n’est pas chose facile. D’autant plus que lorsque nous proposons une offre construite sur des valeurs et des convictions, nous voulons qu’elle soit accessible au plus grand nombre. Cependant, force est de constater qu’il faut que nous nous dégagions des marges suffisantes, non pas pour s’en mettre plein les poches, mais pour assurer nos charges, développer et faire grandir notre concept. Nous ne sommes pas les premiers à avoir essayé de proposer une offre de location de vêtements sur le marché. L’Habibliothèque, location de vêtements haut de gamme pour femmes, créé en 2014, a fermé ses portes 4 ans après, même après avoir été présents aux Galeries Lafayette, dû au fait que leur leurs recettes n’arrivaient toujours pas à dépasser leurs charges. Tall Me, location de vêtements pour enfants s’est retrouvé avec la même problématique en 2018.
 
Avec Loca Loca, nous voulons être super transparents. Nous voulons vous transmettre les valeurs auxquelles nous croyons, imposer l’économie circulaire comme nouveau modèle de société. Une vision qui est notre raison d’être, celle de construire le monde de demain avec les ressources d’hier, à proximité. Nous voulons redonner du sens à notre façon de vivre et de consommer.
Nous sommes convaincus que pour subsister nous devons partager.
Nous devons partager nos ressources matérielles, les vêtements d’enfants en l’occurrence, mais également nos savoirs. Cette réflexion que nous vous partageons dans cet article est pour vous, parents consom-acteurs qui avez rejoint l’expérience Loca Loca. Mais elle est aussi pour les acteurs qui essaient tous les jours de créer une économie nouvelle aux 4 coins de la France. Au même titre que j’essaye de capitaliser sur les erreurs, réflexions et réussites des précédents acteurs présents dans l’économie circulaire, je vous partage mes réflexions et pistes d’amélioration.
 
 

Et maintenant ?

L’entrepreneuriat est le moyen le plus rapide et efficace pour apporter des solutions concrètes à un problème de société. Quand on entreprend, on teste, on évalue, on apprend, on recommence.
Nous travaillons actuellement jour et nuit, non je rigole, nous prenons soin de nous quand même. Nous travaillons d’arrache-pied disons, pour étudier le marché et mobiliser des acteurs afin de construire un modèle viable et durable que nous allons bientôt vous proposer #testandlearn. Mais parce que rien n’est possible sans vous, et que Loca Loca est d’abord une offre pour vous, nous allons bientôt solliciter votre aide. Si le coeur vous en dit, nous voulons vous impliquer dans notre réflexion. Nous décidons donc de créer la Loca Loca Family, pour vous qui souhaitez nous aider à construire l’économie de demain, viable et durable, mais surtout basée autour des Hommes et de la planète.
 
Beaucoup de belles surprises sont à venir. Pour les clients déjà engagés à l’année avec l’offre initiale, nous vous proposerons de conserver le modèle de location tel que vous y avez souscrit ou de basculer sur une autre offre, que nous vous proposerons à un prix très avantageux. Parce que vous avez une place toute particulière dans notre coeur.
 
 
➩ Alors maintenant, après ces belles paroles, il est temps de rejoindre la Loca Loca Family et de construire ce monde qui est le nôtre !

Que feriez vous si vous aviez 10 ans pour changer le cours de l'histoire ?

Eux, ils doivent créer des mesures, pour qu’en 10 ans, nos émissions de gaz à effet de serre soient réduites de 40%. Eux, c’est vous, c’est nous, ce sont 150 personnes, tirées au sort, représentant notre société.
 
Une idée :
Donner la parole aux citoyen.ne.s pour accélérer la lutte contre le changement climatique.
 
Une question :
Comment réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030, dans un esprit de justice sociale ?
 
Un objectif :
Définir des mesures, permettant de répondre à la précédente question, qui seront soumises sans filtre : par référendum, par vote du Parlement, ou par voie réglementaire.
 
Une organisation :
150 membres participants, représentant parfaitement la société française.
1 comité de gouvernance indépendant : le CESE (Conseil économique, social et environnemental).
Des experts : du climat, de la démocratie participative et du champ économique et social.
 
Et beaucoup d’audace.
Une première dans l’histoire de la démocratie française.
 
 
Quelques temps après l’affaire du siècle, attaquant l’État pour inaction face à l’urgence climatique, le Président de la République a donné une mission aux citoyens. Celle d’imaginer des mesures, concrètement applicables, pour accélérer cette transition écologique, qui ne peut plus attendre.
 
 

Un comité de gouvernance indépendant pour mener à bien cette démarche.

 
L’organisation de la Convention Citoyenne pour le Climat a été confiée au Conseil économique, social et environnemental (CESE), un comité indépendant du Gouvernement. Il composé de personnes qualifiées dans le domaine de l’écologie, la démocratie participative, l’économie et le social.
Leur but : donner la parole aux citoyen.ne.s pour accélérer la lutte contre le changement climatique, sous une forme démocratique jamais vue.
 
Le changement climatique nous concerne tous, peu importe notre situation sociale, professionnelle ou personnelle.
 
Il était donc nécessaire que les 150 personnes sélectionnées, soient représentatives de la population française, pour que les décisions prennent en compte les situations de chacun.
Pour être le plus fidèle à notre société, ce sont les critères suivants qui ont permis la sélection : l’âge, le sexe, le niveau d’étude, la catégorie socio-professionnelle, le type de territoire et la zone géographique.
 
 
Comment s’assurer du professionnalisme et de la justesse des mesures prises durant cette convention ?
 
La Convention a été organisée en 7 temps, sur une durée de 8 mois.
 
 
 
 
 
Le préambule de la Convention souligne que :
« Aucune compétence spécifique n’est requise. Les participants et participantes travailleront avec différents intervenants, spécialistes des sujets discutés, y compris des juristes qui les aideront à traduire en termes juridiques ce qu’ils veulent mettre en place. »
 
Au cours de ces 8 mois, les citoyen.ne.s s’informent, débattent et préparent des solutions. Au travers de ces étapes, ils sont accompagnés par des experts chargés de les conseiller, en leur apportant les connaissances nécessaires sur les sujets abordés.
 
Les 5 thématiques sont : se déplacer, consommer, se loger, travailler/produire et se nourrir.
 
Le 25 juin, les propositions ont été dévoilées. Un rapport final de près de 450 pages, contenant 149 propositions, pensées et conçues pour former un tout cohérent et une synthèse de financement.
 
Parmi ces propositions sur les thématiques évoquées, nous retrouvons notamment une réelle volonté d’éduquer et d’informer les français sur les enjeux environnementaux. La Convention a également proposé des transformations profondes de nos systèmes de production et de distribution avec une réelle sensibilisation. Les 150 citoyens ont, d’autre part, soulevé la nécessité de développer des alternatives, permettant de réduire les émissions des gaz à effet de serre. Ou encore réguler les marchés, pour mettre nos intérêts environnementaux avant les intérêts financiers.
 
 

C’est quoi la suite ?

Les propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat vont être remises au Président de la République, lundi 29 juin. Ce dernier s’est engagé à ce que ces propositions législatives et réglementaires soient ensuite soumises, sans filtre, pour décider de leur adoption.
 
Maintenant, on a besoin que ce soit effectif. Plus on en parle, plus on donne du pouvoir à cette initiative, ces mois de travail, ce changement presque utopique de notre société.
 
Alors imagine, on le fait.
Imagine, on sort de cette société qui épuise nos ressources et nous asphyxie à petit feu.
Imagine, on crée un nouveau monde, basé sur le respect de l’environnement et sur l’humain.
Imagine, ce monde se met en place, aujourd’hui.
 
 
 
Annouck Blanchouin